Les managers sont les premiers acteurs des risques psycho-sociaux sur le terrain, et notamment de la surchauffe professionnelle : au contact des équipes au quotidien, ils peuvent en effet repérer un salarié en souffrance et lancer l'alerte. A cette fin, ils ont besoin d'être eux-mêmes sensibilisés et formés à la détection des signaux faibles. Or, la majorité d’entre eux estime ne pas l’être suffisamment. Une étude récente nous apprend en effet que 87% des managers considèrent être mal accompagnés par l’entreprise pour faire face au burn-out d’un membre de leur équipe.
Cette insuffisance est un véritable facteur de risque. Pour l'entreprise, pour les collaborateurs et pour les managers eux-mêmes : face au mal-être d’un collaborateur. ils peuvent se sentir impuissants, être involontairement maladroits, culpabiliser de ne pas avoir vu la détresse d'un membre de leur équipe, ne pas être à l'aise avec le sujet, surtout s'ils sont eux-mêmes en surchauffe...
Ils ont pourtant besoin de comprendre ce phénomène de glissement qu'est le burn-out, pour :
Plus fondamentalement, pour prévenir plutôt que guérir...
Comment les aider ? Comment leur donner les moyens de détecter les maux de leurs collaborateurs lorsque ces derniers s’auto-censurent et n’osent pas parler ? Comment leur éviter de tomber eux-mêmes dans la spirale infernale de l'épuisement ?
Marina Bourgeois et Caroline Averty, co-dirigeantes du cabinet Oser Rêver Sa Carrière spécialisé dans l'épuisement professionnel et le repositionnement de carrière, traiteront ces questions à 15h le mardi 19 mai.